Marea signifie marée en espagnol. Pour la chorégraphe et interprète Karine Parisé, c’est une référence aux souvenirs d’enfance, à l’ivresse des vagues, mais aussi une célébration de la féminité. Pour cette nouvelle création, la musique, l’espace et les objets sont autant de reflets à ses origines gaspésiennes, aux berges où s’entassent mille et un trésors de la mer.

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Karine Parisé partage la scène avec quatre musiciens au cœur d’une fresque flamenca qui se déroule en deux tableaux de 35 minutes avec entracte. Les artistes Alexandra Templier (chant), Stéphanie Gagnon (guitare), Manon Hamel (accordéon) et Charles-Alexis Côté (percussions) accompagnent la danseuse pour offrir un spectacle où la synergie de la danse, de la musique et du chant se manifeste avec fougue et spontanéité.

En première partie, à marée basse, le décor rappelle un grenier où s’entassent les souvenirs. Un podium rond fait office de coffre qui servira ensuite d’écran de projection. Des diapositives de bords de mer inspirent la douceur tandis que des images de danseuses andalouses d’une autre époque suggèrent les jeux et l’innocence. Au son d’une berceuse, la danse évoque l’instinct maternel, telle une étreinte qui glisse vers le sommeil. Le songe devient ensuite une tourmente et les gestes plus agités. En jouant avec les contrastes, Karine propose une gestuelle imprégnée de l’esthétique brute du flamenco et des mouvements fluides de la danse contemporaine. L’atmosphère musicale minimaliste ponctuée de la narration de poèmes de Federico Garcia Lorca dévoile une féminité délibérément assumée. Les interprètes évoluent dans une ambiance fébrile pour culminer, à marée haute, avec une pièce de flamenco traditionnel qui parle de nouveaux horizons, de départs et de retours au port.

Nouvelle lune, nouvelle marée : la deuxième partie débute avec une scène recouverte d’un immense filet sous lequel rampe la danseuse. À travers les mailles, elle risque les entrelacements. Elle tente de se défaire des débris qui s’accrochent et finit par repousser ces amas de fils. La voix d’Alexandra Templier nous saisit alors avec un chant flamenco profond qui exprime la vieillesse et la solitude pendant que le rythme des pieds accélère, soutenu par les percussions. Dans cette mer déchainée, les sonorités de l’accordéon nous rappellent un phare, une bouée. Apaisés, on découvre ensuite un ciel plus clément « qui se marie avec la mer ». Vêtue d’une longue traîne qui ressemble à un tapis d’algues, Karine couvre l’espace avec une danse vaporeuse. Elle déploie des lignes gracieuses en opposition à ses coups de talons qui martèlent le sol. Une autre pièce musicale inspirée cette fois de la musique cubaine et du fado portugais donne lieu à une valse enivrante. Dans une ambiance de fiesta flamenca, la finale du spectacle vient briser le 4ème mur en créant une proximité avec le public, témoin de la complicité tangible des artistes sur scène.

CRÉDITS

Informations technique: 

Année de création : 2019
Public cible: Adultes
Durée: 2 X 35 minutes avec entracte

Interprètes sur scène :

Karine Parisé (danse)
Stéphanie Gagnon (guitare)
Alexandra Templier (chant)
Manon Hamel (accordéon)
Charles-Alexis Côté (percussions)

Concepteurs: 

Direction artistique et chorégraphie : Karine Parisé
Composition musicale: Stéphanie Gagnon
Arrangements musicaux : Stéphanie Gagnon et Manon Hamel 
Conseillère à la mise en scène : Savina Figueras Jansana
Éclairages : Alexandre Piché
Textes: Federico Garcia Lorca et André Lavoie
Compositeurs : Las Migas, Jacques Blanchet
Confection des costumes: Line Miville et Karine Parisé
Captation vidéo : Olivier A. Dubois et Marco Dubé
Montage trailer: Olivier A. Dubois

PARTENAIRES

Karine PariseMarea